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Labor Cost Lab · Module Chili

Chile Labour Cost Lab

Module de simulation du coût du travail au Chili. Cette version calcule le salaire brut (y compris la gratification légale mensuelle), les cotisations AFP (retraite, salarié et employeur, y compris la nouvelle cotisation employeur issue de la réforme des pensions), l'assurance maladie (7 %), l'assurance chômage (AFC), l'assurance accidents du travail, l'impôt unique de deuxième catégorie (IUSC), le coût employeur et les principaux indicateurs de coin social et socio-fiscal.

Par Hugo Spring-Ragain, Économiste, CEDS Paris

Chili · module socio-fiscal 2026

Le Chile Labour Cost Lab simule le coût du travail au Chili à partir d'un profil salarié standard, célibataire sans enfant, en contrat à durée indéterminée. Il combine l'Ingreso Mínimo Mensual (IMM) comme référence salariale, la gratification légale mensuelle (Code du travail, Art. 50), les cotisations AFP côté salarié (10 % + commission) et côté employeur (nouvelle cotisation issue de la réforme des pensions de 2025-2026, inédite dans l'histoire chilienne), l'assurance maladie (7 %), l'assurance chômage (AFC), l'assurance accidents du travail (Loi 16.744) et l'impôt unique de deuxième catégorie (IUSC), un barème mensuel progressif à 8 tranches.

L'objectif est de mesurer, sur une échelle allant de 0,80 à 6 fois l'IMM chilien, la façon dont un peso de salaire brut se transforme en revenu net pour le salarié, en coût total pour l'employeur et en prélèvements sociaux et fiscaux.

Du salaire net au coût employeur

Décomposition du passage du salaire net après impôt au coût employeur total, en distinguant l'impôt sur le revenu (IUSC), les cotisations salariales (AFP, santé, AFC) et les cotisations employeur (AFC, accidents du travail, nouvelle cotisation AFP employeur).

Graphiques complémentaires

Les graphiques suivants détaillent les salaires, les taux effectifs, la répartition entre cotisations AFP, santé, AFC, accidents du travail et impôt sur le revenu, le coin socio-fiscal et le rendement marginal du salaire brut.

Coût employeur, salaire brut et salaires nets

Comparaison du salaire brut (incluant la gratification légale mensuelle), du salaire net avant impôt, du salaire net après impôt et du coût employeur selon le multiple de l'IMM chilien. Un léger changement de pente est visible vers 1,58x, lorsque la gratification légale atteint son plafond annuel (voir Méthodologie).

Taux effectifs de prélèvement

Taux salarié et employeur (cotisations AFP, santé, AFC, accidents du travail) et taux d'imposition effectif. Les taux salarié et employeur sont parfaitement plats sur toute la grille : aucun plafond de cotisation (90 UF, 135,2 UF) n'est jamais atteint entre 0,80x et 6,00x l'IMM. Seul le taux d'imposition effectif (IUSC) varie, de façon progressive.

Décomposition détaillée des cotisations, de la gratification et de l'impôt

Montant mensuel de chaque ligne de cotisation salarié et employeur, de la gratification légale (qui se stabilise vers 1,58x, voir Méthodologie) et de l'impôt sur le revenu (IUSC).

Coin social et coin socio-fiscal

Comparaison du coin social avant impôt (parfaitement plat, pour la même raison que les taux effectifs ci-dessus) et du coin socio-fiscal après impôt sur le revenu (progressif, du fait de l'IUSC).

Rendement marginal d'une hausse de salaire brut

Part d'un peso supplémentaire de salaire brut conservée avant et après impôt sur le revenu.

L'effet marginal avant impôt est constant (environ 81,9 %) sur toute la grille : les cotisations AFP, santé, AFC et accidents du travail sont des taux fixes du salaire brut, sans plafond actif entre 0,80x et 6,00x l'IMM. Seul l'effet après impôt varie, du fait des tranches progressives de l'IUSC.

Indicateurs clés

Les indicateurs ci-dessous sont calculés à l'Ingreso Mínimo Mensual chilien (multiple = 1).

Salaire brut de référence — IMM mensuel, gratification incluse
Taux d'imposition effectif — IUSC / brut
Taux employeur effectif — Cotisations employeur
Ratio coût / net à 1 IMM — Après impôt sur le revenu

Indice du Lab

Indicateurs d'efficacité salariale du coût du travail.

Lab-E —
Lab-B —
Transmission marginale —
Captation marginale —
Progressivité implicite —
Soutien bas salaires —

Aucun allègement employeur ciblé et dégressif n'est modélisé pour le Chili : l'indicateur Lab-R ne s'applique donc pas ici. Par ailleurs, Lab-E est ici une constante mathématiquement indépendante du salaire (voir Méthodologie) : c'est une particularité structurelle du module chilien, propre à un système de cotisations entièrement proportionnel et sans plafond actif sur la grille retenue.

Indice du Lab

Lab-E = 100 × salaire net avant impôt / coût employeur. Constant à 76,72 sur toute la grille (voir Méthodologie).

Transmission marginale

Part d'un peso supplémentaire de coût employeur allant au salarié net.

Progressivité implicite

Variation de Lab-E lorsque le niveau de salaire augmente. Nulle partout (voir Méthodologie) : aucun plafond de cotisation n'est jamais atteint sur cette grille.

Destination marginale d'un peso supplémentaire de coût employeur

Répartition marginale entre salaire net, cotisations salarié et cotisations employeur.

Données

Le jeu de données chilien peut être téléchargé au format CSV. Il contient l'ensemble des points de salaire simulés pour le profil standard : salaire de base, gratification légale, cotisations AFP/santé/AFC, accidents du travail, impôt sur le revenu, coût employeur et indicateurs de coin socio-fiscal.

Données du profil standard

Salarié standard

Multiple Salaire de base (CLP) Gratification légale (CLP) Salaire brut (CLP) AFP compte individuel (CLP) Commission AFP (CLP) Santé 7 % (CLP) AFC salarié (CLP) Net avant impôt (CLP) Impôt sur le revenu (CLP) Net après impôt (CLP) Cotisations employeur (CLP) Coût employeur (CLP) Coin social (CLP) Coin socio-fiscal (CLP) Taux employeur Coût / net après impôt

Salaire brut = salaire de base + gratification légale mensuelle. Cotisations employeur = AFC + accidents du travail + nouvelle cotisation AFP employeur (compte individuel + SIS/CEV + CRP). Voir l'onglet Méthodologie.

Méthodologie

Le module Chili repose sur une simulation réglementaire du coût du travail pour un salarié standard, célibataire sans enfant, à temps plein, en contrat à durée indéterminée. Le salaire de base est calculé comme multiple de l'Ingreso Mínimo Mensual (IMM) mensuel. Le IMM chilien a augmenté deux fois en 2026 (539 000 CLP du 1er janvier au 30 avril, puis 553 553 CLP à compter du 1er mai) ; ce module retient le taux applicable à la majorité de l'année civile (8 mois sur 12) : 553 553 CLP.

1. Gratification légale (Code du travail, Art. 50)

La loi chilienne impose aux employeurs bénéficiaires de redistribuer une partie de leurs profits, selon l'un de deux mécanismes : l'article 47 (30 % des bénéfices nets annuels) ou l'article 50 (25 % de la rémunération imposable annuelle de chaque salarié, plafonnée à 4,75 fois UN mois d'IMM par an -- et non 4,75 fois un IMM annuel). Ce module retient l'article 50, le mécanisme le plus répandu. Juridiquement, il s'agit d'un avantage annuel régularisé en avril de l'année suivante, mais la pratique de paie chilienne très largement répandue -- reprise par la quasi-totalité des calculateurs de salaire net en ligne -- consiste à verser, imposer et cotiser cette gratification chaque mois comme une ligne distincte et permanente de la fiche de paie. Ce module retient cette convention mensuelle : à la différence du TFR italien ou du 13e mois philippin (éléments différés ne relevant que du coût employeur dans ce Lab), la gratification chilienne fait ici partie intégrante du salaire net et du coût employeur mensuels.

La formule est : gratification mensuelle = min(25 % × salaire de base mensuel, plafond mensuel), où le plafond mensuel équivaut à 4,75 × IMM / 12 = 219 114,73 CLP. Ceci crée un coude réel et unique dans la gratification (et donc dans le salaire brut, le salaire net et le coût employeur) au multiple où 25 % du salaire de base dépasse ce plafond mensuel : 4,75 / 3 = 1,5833... soit environ 1,58x l'IMM de référence. Ce coude est visible dans les graphiques de niveau (coût, décomposition détaillée) mais, fait notable, n'affecte AUCUN graphique de taux ou de rendement marginal de ce module (voir section 5) : ce n'est pas une erreur de modélisation.

2. Cotisations AFP (retraite)

Côté salarié : 10 % de l'assiette (plafonnée) vers le compte de capitalisation individuelle, plus une commission d'administration variable selon l'AFP choisie. Ce module retient la commission la plus basse du marché (AFP Uno, 0,46 % depuis octobre 2025) comme taux de référence illustratif -- taux combiné salarié : 10,46 %.

Côté employeur : pour la première fois de l'histoire chilienne, la réforme des pensions de 2025 (Loi 21.735) a créé une cotisation employeur entièrement nouvelle, montant en charge progressivement : 1 % du 1er août 2025 au 31 juillet 2026 (0,1 % compte individuel + 0,9 % Seguro Social/SIS), puis 3,5 % du 1er août 2026 au 31 juillet 2027 (0,1 % compte individuel + 2,5 % SIS/CEV + 0,9 % Cotización de Reparto Protegido, CRP, un fonds mutualisé). Ce module retient le taux de 3,5 % (en vigueur d'août à décembre 2026) comme référence pour l'année 2026, bien que le taux de 1 % s'applique en réalité à davantage de mois de l'année civile (7 mois contre 5) -- choix documenté, motivé par le fait que 3,5 % est le taux en vigueur en fin d'année et le seul qui inclut la composante CRP, inédite avant août 2026 (voir Limites). Le taux continuera d'augmenter chaque année jusqu'à 7 % en 2033.

3. Santé, assurance chômage (AFC) et accidents du travail

L'assurance maladie est un taux légal minimal de 7 % (Fonasa ou Isapre au choix du salarié ; les primes Isapre spécifiques à un plan, généralement supérieures à ce minimum, ne sont pas modélisées). L'assurance chômage (Seguro de Cesantía, AFC), pour un contrat à durée indéterminée : 0,6 % salarié, 2,4 % employeur. L'assurance accidents du travail et maladies professionnelles (Loi 16.744) est entièrement à la charge de l'employeur : ce module retient le taux de base de 0,90 %, une cotisation additionnelle variable (0 % à 3,4 % selon la sinistralité de l'employeur) n'étant pas modélisée.

Les cotisations AFP, santé et accidents du travail sont plafonnées à 90 UF/mois ; l'AFC est plafonnée séparément à 135,2 UF/mois. L'Unité de Fomento (UF) étant réévaluée quotidiennement, ce module fige sa valeur au 1er janvier 2026 (39 731,79 CLP) pour l'ensemble du calcul. Aucun des deux plafonds n'est jamais atteint sur la grille de salaire 0,80x-6,00x retenue ici.

4. Impôt sur le revenu (Impuesto Único de Segunda Categoría, IUSC)

L'IUSC est, à la différence du barème polonais ou lituanien de ce Lab, un impôt directement MENSUEL (et non annualisé) : ses tranches sont exprimées en Unité Tributaire Mensuelle (UTM), une unité réévaluée chaque mois. Le barème comporte 8 tranches (0-13,5 UTM exonéré, jusqu'à 40 % au-delà de 310 UTM), calculées via la formule officielle du SII (impôt = revenu × facteur - montant à rebaisser). Ce module fige la valeur UTM de janvier 2026 (69 751 CLP) pour l'ensemble du barème. La base imposable est la rémunération imposable totale (salaire de base + gratification légale mensuelle) diminuée des cotisations obligatoires du salarié (AFP + commission, santé, AFC), déductibles de la base IUSC en droit chilien.

5. Une particularité structurelle : Lab-E constant

Parce que chaque cotisation AFP/santé/AFC/accidents du travail modélisée dans ce module est un pourcentage fixe de la rémunération imposable, et qu'aucun de leurs plafonds (90 UF, 135,2 UF) n'est jamais atteint sur la grille de salaire 0,80x-6,00x retenue ici, l'indicateur Lab-E (= 100 × salaire net avant impôt / coût employeur) se réduit algébriquement à une constante indépendante du salaire : 100 × (1 - taux salarié combiné) / (1 + taux employeur combiné) = 76,72. Le coude de la gratification légale (section 1) ne brise pas cette constance : un peso marginal est traité de la même façon, qu'il provienne du salaire de base ou de la gratification. Cette platitude est une conclusion structurelle authentique du système chilien tel que modélisé ici, et non une erreur de calcul -- elle explique pourquoi les graphiques de taux effectifs, de coin social avant impôt, de rendement marginal avant impôt et de progressivité implicite sont, pour l'essentiel, des droites horizontales sur toute la grille : seul l'IUSC, progressif, introduit une variation réelle dans ce module.

6. Indicateurs produits

  • Net avant impôt : salaire brut (salaire de base + gratification) diminué des cotisations salariales (AFP, santé, AFC).
  • Net après impôt : net avant impôt diminué de l'impôt sur le revenu (IUSC) mensuel.
  • Coût employeur : salaire brut augmenté des cotisations employeur (AFC, accidents du travail, nouvelle cotisation AFP employeur).
  • Coin social : différence entre le coût employeur et le net avant impôt.
  • Coin socio-fiscal : différence entre le coût employeur et le net après impôt.
  • Rendement marginal : part d'un peso supplémentaire de salaire brut conservée avant et après impôt sur le revenu.

7. Indice du Lab

L'Indice du Lab mesure l'efficacité salariale du coût du travail, indépendamment de l'impôt sur le revenu. Lab-E = 100 × salaire net avant impôt / coût employeur, Lab-B = 100 − Lab-E. Aucun allègement employeur ciblé et dégressif n'est modélisé pour le Chili : l'indicateur Lab-R ne s'applique donc pas ici. Comme expliqué en section 5, Lab-E est ici une constante (76,72) sur toute la grille.

8. Limites du scénario

La commission AFP (0,46 %) est celle de l'AFP la moins chère du marché ; la fourchette réelle va de 0,46 % à 1,45 % selon l'AFP choisie. Le taux d'assurance accidents du travail (0,90 %) est le taux de base uniquement. La nouvelle cotisation employeur issue de la réforme des pensions est modélisée à son taux du second semestre 2026 (3,5 %), alors que le taux du premier semestre (1 %) s'applique en réalité à davantage de mois de l'année civile -- choix documenté en section 2. Seul le contrat à durée indéterminée est modélisé pour l'AFC (le contrat à durée déterminée n'a pas de cotisation salariale mais une cotisation employeur pleine de 3,0 %, non modélisée). La gratification légale est modélisée selon la convention de versement mensuel, une simplification du mécanisme légal réel (avantage annuel régularisé en avril avec ajustement IPC des avances). Les valeurs UF (1er janvier 2026) et UTM (janvier 2026) sont fixées et ne varient pas au sein du module, alors qu'elles évoluent respectivement chaque jour et chaque mois en réalité. Aucun dispositif particulier (épargne prévisionnelle volontaire APV, régime Isapre au-delà du minimum légal, allocations familiales, autres crédits ou allègements) n'est modélisé : le profil de référence est un salarié célibataire sans enfant, en contrat à durée indéterminée, affilié à l'AFP la moins chère et au système public de santé au taux minimal. Ces limites sont assumées afin de produire un scénario central stable et comparable aux autres modules nationaux du Labor Cost Lab.

Labor Cost Lab · Chile module

Chile Labour Cost Lab

Simulation module for Chilean labour costs. This version computes the gross wage (including the monthly legal gratification), AFP pension contributions (employee and employer, including the new employer contribution created by the pension reform), health insurance (7%), unemployment insurance (AFC), work-accident insurance, the single second-category income tax (IUSC), the employer cost, and the main social and socio-fiscal wedge indicators.

By Hugo Spring-Ragain, Economist, CEDS Paris

Chile · 2026 socio-fiscal module

The Chile Labour Cost Lab simulates Chilean labour costs for a standard, single, childless employee on an indefinite-term contract. It combines the Ingreso Mínimo Mensual (IMM) as the wage reference, the monthly legal gratification (Labor Code, Art. 50), AFP pension contributions on the employee side (10% + commission) and the employer side (the new contribution created by the 2025-2026 pension reform, unprecedented in Chilean history), health insurance (7%), unemployment insurance (AFC), work-accident insurance (Law 16.744), and the single second-category income tax (IUSC), an 8-band progressive MONTHLY schedule.

The goal is to measure, over a range from 0.80 to 6 times the Chilean IMM, how a peso of gross wage turns into net income for the employee, into total cost for the employer, and into social and fiscal levies.

From net wage to employer cost

Breakdown of the path from net wage after tax to total employer cost, distinguishing income tax (IUSC), employee contributions (AFP, health, AFC) and employer contributions (AFC, work-accident insurance, new employer AFP contribution).

Additional charts

The charts below detail wages, effective rates, the split between AFP, health, AFC, work-accident contributions and income tax, the socio-fiscal wedge, and the marginal return on a gross-wage increase.

Employer cost, gross wage and net wages

Comparison of the gross wage (including the monthly legal gratification), net wage before tax, net wage after tax, and employer cost across the multiple of the Chilean IMM. A slight slope change is visible around 1.58x, where the legal gratification reaches its annual cap (see Methodology).

Effective levy rates

Employee and employer rate (AFP, health, AFC, work-accident contributions) and effective income tax rate. The employee and employer rates are perfectly flat across the whole grid: no contribution-base ceiling (90 UF, 135.2 UF) is ever reached between 0.80x and 6.00x the IMM. Only the effective income tax rate (IUSC) varies, progressively.

Detailed breakdown of contributions, gratification and income tax

Monthly amount of every employee and employer contribution line, the legal gratification (which flattens around 1.58x, see Methodology), and income tax (IUSC).

Social wedge and total socio-fiscal wedge

Comparison of the social wedge before tax (perfectly flat, for the same reason as the effective rates above) and the total socio-fiscal wedge after income tax (progressive, due to the IUSC).

Marginal return on a gross-wage increase

Share of an additional peso of gross wage kept before and after income tax.

The before-tax marginal effect is constant (roughly 81.9%) across the whole grid: AFP, health, AFC and work-accident contributions are flat rates of gross pay, with no ceiling active between 0.80x and 6.00x the IMM. Only the after-tax effect varies, due to the IUSC's progressive bands.

Key indicators

The indicators below are computed at the Chilean minimum wage (IMM, multiple = 1).

Reference gross wage — Monthly IMM, gratification included
Effective income tax rate — Income tax (IUSC) / gross
Effective employer rate — Employer contributions
Cost / net ratio at 1 IMM — After income tax

Lab Index

Labour cost efficiency indicators.

Lab-E —
Lab-B —
Marginal transmission —
Marginal capture —
Implicit progressivity —
Low-wage support —

No targeted, degressive employer relief is modeled for Chile: the Lab-R indicator does not apply here. Additionally, Lab-E is a mathematically wage-independent constant here (see Methodology): a genuine structural feature of the Chilean module's fully proportional contribution system, with no ceiling active on this grid.

Lab Index

Lab-E = 100 × net wage before income tax / employer cost. Constant at 76.72 across the whole grid (see Methodology).

Marginal transmission

Share of one additional peso of employer cost reaching net wage.

Implicit progressivity

Change in Lab-E when the wage level increases. Zero everywhere (see Methodology): no contribution ceiling is ever reached on this grid.

Marginal destination of one additional peso of employer cost

Marginal split between net wage, employee contributions and employer contributions.

Data

The Chilean dataset can be downloaded as a CSV file. It contains every simulated wage point for the standard profile: base wage, legal gratification, AFP/health/AFC contributions, work-accident insurance, income tax, employer cost, and socio-fiscal wedge indicators.

Data for the standard profile

Standard employee

Multiple Base wage (CLP) Legal gratification (CLP) Gross wage (CLP) AFP individual account (CLP) AFP commission (CLP) Health, 7% (CLP) AFC, employee (CLP) Net before tax (CLP) Income tax (CLP) Net after tax (CLP) Employer contributions (CLP) Employer cost (CLP) Social wedge (CLP) Total socio-fiscal wedge (CLP) Employer rate Cost / net after tax

Gross wage = base wage + monthly legal gratification. Employer contributions = AFC + work-accident insurance + new employer AFP contribution (individual account + SIS/CEV + CRP). See the Methodology tab.

Methodology

The Chile module relies on a regulatory simulation of labour cost for a standard, single, childless, full-time employee on an indefinite-term contract. The base wage is computed as a multiple of the monthly Ingreso Mínimo Mensual (IMM). Chile's IMM rose twice in 2026 (CLP 539,000 from 1 January to 30 April, then CLP 553,553 from 1 May onward); this module uses the rate in effect for most of the calendar year (8 of 12 months): CLP 553,553.

1. Legal gratification (Labor Code, Art. 50)

Chilean law requires profitable employers to distribute a share of their profits, via one of two mechanisms: Article 47 (30% of annual net profits) or Article 50 (25% of each employee's annual taxable remuneration, capped at 4.75 times ONE month's IMM per year -- not 4.75 times a full year of IMM). This module uses Article 50, the more common mechanism. Strictly, this is an annual benefit settled in April of the following year, but very widespread Chilean payroll practice -- reflected in essentially every online net-pay calculator -- pays, taxes and contributes on this gratification every month as a fixed, separate payslip line. This module follows that monthly convention: unlike Italy's TFR or the Philippines' 13th-month pay (deferred, employer-cost- only items elsewhere in this Lab), Chile's gratification is here part of the employee's regular monthly net pay and employer cost.

The formula is: monthly gratification = min(25% x monthly base wage, monthly cap), where the monthly cap equals 4.75 x IMM / 12 = CLP 219,114.73. This creates a real, single kink in the gratification (and therefore in gross wage, net wage and employer cost) at the multiple where 25% of the base wage first exceeds that monthly cap: 4.75 / 3 = 1.5833..., roughly 1.58x the reference wage. This kink is visible in the level charts (cost, detailed breakdown) but, notably, does NOT affect any rate or marginal-return chart in this module (see section 5) -- this is not a modeling error.

2. AFP (pension) contributions

Employee side: 10% of the (capped) base to the individual capitalization account, plus a variable administration commission that differs by AFP. This module uses the lowest commission on the market (AFP Uno, 0.46% since October 2025) as its reference rate -- combined employee rate: 10.46%.

Employer side: for the first time in Chilean history, the 2025 pension reform (Ley 21.735) created an entirely new employer contribution, phased in gradually: 1% from 1 August 2025 to 31 July 2026 (0.1% individual account + 0.9% Social Security Insurance/ SIS), then 3.5% from 1 August 2026 to 31 July 2027 (0.1% individual account + 2.5% SIS/CEV + 0.9% Cotización de Reparto Protegido, CRP, a pooled fund). This module uses the 3.5% rate (in force August- December 2026) as its 2026 reference, even though the 1% rate actually applies to more of the calendar year (7 months vs. 5) -- a documented choice, made because 3.5% is the rate in force at year-end and the only one that includes the CRP component, non-existent before August 2026 (see Limits). The rate keeps rising every year thereafter, reaching 7% by 2033.

3. Health, unemployment (AFC) and work-accident insurance

Health insurance is a flat legal minimum of 7% (Fonasa or Isapre, employee's choice; plan-specific Isapre premiums, generally above this minimum, are not modeled). Unemployment insurance (Seguro de Cesantía, AFC), for an indefinite-term contract: 0.6% employee, 2.4% employer. Work-accident and occupational-illness insurance (Law 16.744) is employer-only: this module uses the 0.90% base rate; a variable additional rate (0%-3.4% depending on the employer's claims history) is not modeled.

AFP, health and work-accident contributions are capped at 90 UF/month; AFC uses a separate, higher ceiling of 135.2 UF/month. Because the Unidad de Fomento (UF) is revalued daily, this module fixes its value at 1 January 2026 (CLP 39,731.79) for the whole calculation. Neither ceiling is ever reached on this module's 0.80x-6.00x wage grid.

4. Income tax (Impuesto Único de Segunda Categoría, IUSC)

Unlike this Lab's Polish or Lithuanian scales, the IUSC is a genuinely MONTHLY tax (not annualized): its bands are denominated in Unidad Tributaria Mensual (UTM), a unit revalued every month. The schedule has 8 bands (0-13.5 UTM exempt, rising to 40% above 310 UTM), computed via the SII's own official formula (tax = income x factor - rebate). This module fixes the January 2026 UTM value (CLP 69,751) for the whole schedule. The taxable base is total taxable remuneration (base wage + monthly legal gratification) less the employee's mandatory contributions (AFP + commission, health, AFC), deductible from the IUSC base under Chilean tax law.

5. A structural quirk: constant Lab-E

Because every AFP/health/AFC/work-accident contribution modeled here is a flat percentage of taxable remuneration, and none of their ceilings (90 UF, 135.2 UF) is ever reached on this module's 0.80x-6.00x wage grid, the Lab-E indicator (= 100 x net wage before income tax / employer cost) reduces algebraically to a wage-independent constant: 100 x (1 - combined employee rate) / (1 + combined employer rate) = 76.72. The legal gratification's kink (section 1) does not break this constancy: a marginal peso is treated identically whether it comes from the base wage or the gratification. This flatness is a genuine structural finding of the Chilean system as modeled here, not a computation error -- it is why the effective-rate, before-tax social-wedge, before-tax marginal-return and implicit-progressivity charts are, essentially, flat horizontal lines across the whole grid: only the progressive IUSC introduces real variation in this module.

6. Indicators produced

  • Net before tax: gross wage (base wage + gratification) minus employee contributions (AFP, health, AFC).
  • Net after tax: net before tax minus monthly income tax (IUSC).
  • Employer cost: gross wage plus employer contributions (AFC, work-accident insurance, new employer AFP contribution).
  • Social wedge: difference between employer cost and net before tax.
  • Total socio-fiscal wedge: difference between employer cost and net after tax.
  • Marginal return: share of an additional peso of gross wage kept before and after income tax.

7. Lab Index

The Lab Index measures the wage efficiency of labour cost, independently of income tax. Lab-E = 100 x net wage before income tax / employer cost, Lab-B = 100 - Lab-E. No targeted, degressive employer relief is modeled for Chile: the Lab-R indicator therefore does not apply here. As explained in section 5, Lab-E is a constant (76.72) across the whole grid.

8. Limits of the scenario

The AFP commission (0.46%) is the lowest on the market; the actual range is 0.46%-1.45% depending on the AFP chosen. The work-accident insurance rate (0.90%) is the base rate only. The new employer pension-reform contribution is modeled at its second-half-2026 rate (3.5%), even though the first- half rate (1%) actually applies to more of the calendar year -- a documented choice, see section 2. Only the indefinite-term contract is modeled for AFC (a fixed-term contract has no employee contribution but a full 3.0% employer contribution, not modeled). The legal gratification is modeled under the monthly- payment convention, a simplification of the actual legal mechanism (an annual benefit settled in April with CPI-adjusted advances). The UF (1 January 2026) and UTM (January 2026) values are fixed and do not vary within the module, even though they are revalued daily and monthly, respectively, in reality. No special mechanism (voluntary pension savings/APV, an Isapre plan above the legal minimum, family allowances, or other credits and reliefs) is modeled: the reference profile is a single, childless employee on an indefinite-term contract, affiliated to the cheapest AFP and the public health system at the minimum rate. These limits are accepted in order to produce a stable central scenario, comparable with the Labor Cost Lab's other national modules.