Comparaison à un point de salaire donné
Valeurs des 21 pays au point de salaire harmonisé sélectionné, exprimées en dollars internationaux (PPA).
Graphiques comparatifs
Les graphiques suivants comparent les 21 pays sur toute la grille de salaires harmonisée, en dollars internationaux (PPA). Chaque courbe est calculée directement par le moteur du module national correspondant.
Net avant impôt
Salaire net de cotisations sociales, comparable entre les 21 pays.
Net après impôt
Salaire net après impôt sur le revenu. Pour la France, l'impôt est l'impôt réellement dû par un salarié célibataire sans enfant, calculé via le barème progressif (voir l'onglet Méthodologie).
Coût employeur
Coût employeur total (salaire brut + cotisations employeur) pour chaque pays.
Ratio coût employeur / net avant impôt
Montant de coût employeur nécessaire pour verser un dollar international de net avant impôt.
Coin socio-fiscal avant impôt
Part du coût employeur qui ne se retrouve pas dans le net avant impôt (cotisations salarié et employeur).
Lab-E
Lab-E = 100 × net avant impôt / coût employeur, comparé entre pays à niveau de vie équivalent (PPA).
Le Lab-E néerlandais est structurellement surestimé : le loonheffing fusionne l'assurance nationale et l'impôt sur le revenu, si bien que le « net avant impôt » utilisé ici est proche du salaire brut pour les Pays-Bas.
Données
Le jeu de données de comparaison peut être téléchargé au format CSV. Il contient une ligne par pays et par point de salaire harmonisé, en monnaie locale et en dollars internationaux (PPA).
Tableau comparatif
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| Salaire harmonisé, intl $ | France | Allemagne | Belgique | Suisse | Pays-Bas | Royaume-Uni | Irlande | Espagne | Suède | Italie | États-Unis | Chine | Japon | Canada | Pologne | Estonie | Lettonie | Lituanie | Philippines | Chili | Corée du Sud |
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Méthodologie
Ce module ne redéfinit aucun paramètre national : il réutilise directement les moteurs de calcul des modules France, Allemagne, Belgique, Suisse, Pays-Bas, Royaume-Uni, Irlande, Espagne, Suède, Italie, États-Unis, Chine, Japon et Canada, à des points de salaire communs.
1. Grille de salaires harmonisée
21 points de salaire, de 2 000 à 12 000 dollars internationaux mensuels par pas de 500. La borne basse est volontairement fixée sous le plancher de salaire minimum (ou de référence) des 21 pays, une fois converti en dollars internationaux, afin que les grilles de salaire les plus basses restent visibles. Les points de salaire inférieurs au minimum légal d'un pays sont signalés par un astérisque (*) dans l'onglet Données : ils représentent un salaire hypothétique pour ce pays à ce point de la grille. Les seuils 2024/2026 convertis en dollars internationaux sont : Chine (salaire minimum de Shanghai, non un salaire minimum national, voir la section 14) environ 772, États-Unis (salaire minimum fédéral) environ 1 257, Japon (salaire minimum de Tokyo, non un salaire minimum national, voir la section 15) environ 2 138, Espagne (SMI) environ 2 421, France (SMIC) environ 2 604, Suisse environ 2 710, Irlande (National Minimum Wage) environ 2 711, Belgique (RMMMG) environ 2 911, Royaume-Uni (National Living Wage) environ 3 025, Pays-Bas (WML, salaire minimum légal) environ 3 152, Allemagne environ 3 434, Suède (seuil Migrationsverket, non un salaire minimum légal, voir la section 11) environ 4 020, Italie (CCNL Commercio, non un salaire minimum légal, voir la section 12) environ 3 702, Canada (salaire minimum de l'Ontario, non un salaire minimum national, voir la section 16) environ 2 458, Pologne (salaire minimum national, voir la section 17) environ 2 393. Le salaire minimum fédéral américain, à environ 1 257 dollars internationaux, et le salaire minimum de Shanghai retenu pour la Chine, à environ 772 dollars internationaux, sont tous deux déjà inférieurs à la borne basse de la grille (2 000) : aucun point de cette grille harmonisée n'est donc hypothétique pour les États-Unis ou pour la Chine.
2. Conversion par parité de pouvoir d'achat
Chaque point de salaire harmonisé est converti dans la monnaie locale de chaque pays au moyen du facteur de parité de pouvoir d'achat sur la consommation privée des ménages (Banque mondiale, Programme de comparaison internationale, indicateur PA.NUS.PRVT.PP, année de référence 2024). Ce facteur est appliqué individuellement aux 21 pays, y compris la Suisse, selon la même logique que les comparaisons « Taxing Wages » de l'OCDE. Le facteur de conversion PPA du dollar américain vaut exactement 1,0 par construction (le dollar international est étalonné sur les prix américains).
3. Calcul direct, sans interpolation
Pour chaque salaire local obtenu, la fonction de calcul existante du module national correspondant est appelée directement. Les valeurs ne sont pas obtenues par interpolation de jeux de données déjà calculés.
4. Profils de référence par pays
France : non-cadre, hors Alsace-Moselle, entreprise de moins de 50 salariés, taux AT/MP standard, temps plein. Allemagne : assurance maladie publique, sans enfant, hors Saxe. Belgique : salarié du secteur privé (seul profil actuellement modélisé). Suisse : moyenne pondérée par la population des 26 cantons, barème A0N (personne seule, sans enfant, hors impôt d'église), hypothèses LPP et assurance accident standardisées. Pays-Bas : contrat à durée indéterminée (WW, taux bas – assurance chômage), grand employeur (Aof, taux élevé – fonds invalidité), célibataire sans enfant, hors âge de l'AOW (vieillesse). Royaume-Uni : salarié standard, impôt sur le revenu moyenné par population entre le barème rUK et le barème écossais, temps plein, code fiscal standard, affilié à la pension d'entreprise au taux minimum légal (auto-enrolment). Irlande : salarié célibataire sans enfant, temps plein, cotisations PRSI de classe A (taux de janvier à septembre 2026). Espagne : salarié célibataire sans enfant, temps plein, impôt sur le revenu moyenné par population entre 16 communautés autonomes, cotisations de Seguridad Social du Régime général. Suède : salarié célibataire sans enfant, commune de Stockholm comme référence (kommunalskatt 30,55 %), arbetsgivaravgifter (cotisations patronales, taux plat de 31,42 %, sans plafond), aucune cotisation salariale visible (l'allman pensionsavgift de 7 % est intégralement compensée par un crédit d'impôt équivalent). Italie : salarié célibataire sans enfant, Rome et le Latium comme région et commune de référence (IRPEF national, addizionale regionale et addizionale comunale), cotisations INPS salarié et employeur, coût employeur incluant le TFR (indemnité de départ différée, environ 6,91 % du brut annuel). États-Unis : moyenne pondérée par la population des 50 États et du District de Columbia, salarié célibataire sans enfant, statut fédéral « single » ; impôt fédéral sur le revenu, FICA et FUTA identiques partout ; impôt d'État (absent dans 9 États), assurance chômage d'État et dispositif d'État obligatoire additionnel (SDI/PFML/TDI dans 13 juridictions) variables selon l'État. Chine : moyenne pondérée par la population des 31 provinces, municipalités et régions autonomes, salarié célibataire sans enfant, emploi formel standard (accident du travail palier 1) ; impôt sur le revenu (IIT) national et identique partout ; bases de cotisation, planchers et parfois taux des cinq assurances sociales et du fonds de logement variables selon la province. Japon : moyenne pondérée par la population des 47 préfectures, salarié célibataire sans enfant, âgé de moins de 40 ans, emploi formel standard (accident du travail classe 94) ; impôt national sur le revenu et taxe d'habitation, tous deux nationaux et identiques partout mais suivant deux barèmes de déduction de base réellement différents depuis la réforme fiscale 2026 ; cotisations de retraite, d'assurance emploi et d'accidents du travail nationales et identiques partout ; seul le taux d'assurance maladie Kyokai Kenpo varie selon la préfecture. Canada : moyenne pondérée par la population des 10 provinces et 3 territoires, salarié célibataire sans enfant, emploi formel standard, hypothèse de grand employeur pour l'impôt- santé des employeurs ontarien et le Fonds des services de santé québécois ; impôt fédéral sur le revenu, RPC/ RPC2 (RRQ/RRQ2 au Québec) et assurance-emploi fixés au niveau fédéral mais combinés au barème d'imposition et au montant personnel de base propres à chaque province/territoire ; le Québec s'écarte structurellement des autres juridictions (régime de rentes et taux d'assurance parentale propres, abattement fiscal fédéral de 16,5 %). Pologne : salarié célibataire sans enfant, barème général (skala podatkowa), système fiscal et social entièrement national (pas de variation régionale) ; cotisations ZUS salariales et patronales, cotisation maladie de 9 % (NFZ) non déductible de l'impôt depuis 2022, base de cotisation retraite/invalidité plafonnée (30 fois le salaire moyen prévisionnel), cotisations employeur au Fonds du travail et au FGŚP non dues en dessous du salaire minimum. Estonie : système entièrement national, cotisations patronales limitées à l'impôt social (sotsiaalmaks, 33 %, avec une base mensuelle minimale de 886 € s'appliquant quel que soit le salaire réel), cotisation salariale limitée à l'assurance chômage (1,6 %) et au pilier de retraite à capitalisation par défaut (2 %), impôt sur le revenu à taux unique de 22 % avec exonération forfaitaire de 700 €/mois (réforme 2026). Lettonie : système entièrement national, cotisations sociales obligatoires VSAOI (10,5 % salarié / 23,59 % employeur, plafonnées à 105 300 €/an), impôt sur le revenu progressif (25,5 % / 33 %) avec exonération forfaitaire uniforme de 550 €/mois depuis la réforme de 2025. Lituanie : système entièrement national, cotisations Sodra très majoritairement salariales (19,5 %) depuis la réforme de 2019 qui a intégré l'ancienne part patronale dans le salaire brut, cotisation patronale résiduelle de 1,77 %, impôt sur le revenu (GPM) à barème 20 % / 25 % / 32 % et abattement mensuel dégressif (NPD) fonction du salaire minimum.
5. Agrégation cantonale suisse
La Suisse ne dispose pas d'un barème fiscal national unique : l'impôt à la source est fixé au niveau cantonal. La valeur suisse de référence est donc une moyenne pondérée par la population résidante permanente 2024 des 26 cantons (Office fédéral de la statistique), et non un canton unique.
6. Impôt sur le revenu en France : le barème progressif
La France est incluse dans les indicateurs « après impôt » au moyen du barème progressif réel de l'impôt sur le revenu (tranches marginales 0 % / 11 % / 30 % / 41 % / 45 %, revenus 2025, imposition 2026), calculé pour un salarié célibataire sans enfant (1 part de quotient familial) — le même type de profil de référence (« célibataire, sans enfant ») déjà utilisé pour l'Allemagne et la Suisse. Le salaire net imposable mensuel (assiette « salarié . rémunération . net . imposable » calculée par le moteur Mon-entreprise) est annualisé, réduit de l'abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels (dans la limite d'un plancher de 509 € et d'un plafond de 14 555 €), puis soumis au barème par tranches marginales pour obtenir l'impôt annuel réellement dû, ramené ensuite à un montant mensuel.
Ce choix est directement comparable à ce qui est fait pour les 4 autres pays : le Lohnsteuer allemand, le précompte professionnel belge, l'impôt à la source suisse et le loonheffing néerlandais sont tous des prélèvements obligatoires calculés directement à partir du salaire pour un profil « célibataire, sans enfant ». Le barème progressif calcule ici, de la même façon, l'impôt réellement dû par ce même type de profil en France.
Avertissement méthodologique : ce calcul suppose un salarié célibataire sans enfant ne déclarant aucun autre revenu, charge ou réduction/crédit d'impôt — c'est un profil de référence simplifié, pas une moyenne de la population française. Par ailleurs, le prélèvement à la source (PAS) effectivement retenu chaque mois sur le bulletin de paie d'un salarié réel dépend d'un taux personnalisé transmis par la DGFiP (reflétant l'ensemble de la situation de son foyer fiscal) ou, à défaut, du taux neutre (taux par défaut, article 204 H du Code général des impôts, BOFiP BOI-BAREME-000037) : ces deux taux ne sont que des acomptes mensuels, régularisés l'année suivante sur la base du montant définitivement dû — c'est ce montant définitif, calculé ici via le barème progressif, qui est utilisé pour la comparaison.
7. Impôt sur le revenu aux Pays-Bas : le loonheffing
Contrairement aux quatre autres pays, les Pays-Bas ne prélèvent pas de cotisation sociale salarié distincte : les cotisations d'assurance nationale AOW (vieillesse), Anw (survivants) et Wlz (dépendance) sont fusionnées dans le taux de la première tranche du barème Box 1. Le salaire net avant impôt néerlandais est donc, dans ce module, égal au salaire brut, et l'indicateur « cotisations salarié » vaut 0 pour les Pays-Bas — non pas parce qu'aucune cotisation sociale n'est due, mais parce qu'elle est comptabilisée dans le loonheffing.
Le loonheffing est calculé pour un salarié célibataire sans enfant via le barème progressif Box 1 2026 (35,75 % jusqu'à 38 883 € ; 37,56 % jusqu'à 78 426 € ; 49,50 % au-delà), diminué de deux crédits d'impôt calculés selon leur propre barème : l'algemene heffingskorting (crédit général) et l'arbeidskorting (crédit pour revenu du travail). Voir l'onglet Méthodologie du module Pays-Bas pour le détail complet.
Avertissement méthodologique : le profil de référence néerlandais retient un contrat à durée indéterminée (WW taux bas) et un grand employeur (Aof taux élevé) — des choix explicites, ajustables. Le Whk (Werkhervattingskas) est modélisé au taux moyen national 2026 publié par l'UWV (1,52 %), et non au taux réel propre à chaque employeur et secteur. Les cotisations de pension complémentaire (non fixées par la loi) et les crédits d'impôt dépendant d'un partenaire ne sont pas modélisés.
8. Cotisations et impôt sur le revenu au Royaume-Uni
Les indicateurs « cotisations salarié » et « cotisations employeur » du Royaume-Uni regroupent à la fois les National Insurance contributions (Class 1 : 8 % puis 2 % côté salarié entre les seuils ; 15 % côté employeur au-delà de 5 000 £/an, sans plafond) et la pension d'entreprise obligatoire (auto-enrolment) au taux minimum légal (5 % salarié, 3 % employeur des revenus compris entre 6 240 £ et 50 270 £/an) — et non les seules cotisations sociales, contrairement aux autres pays. Ces cotisations ne sont pas dévolues et sont identiques dans les deux régions. L'impôt sur le revenu (PAYE), lui, est dévolu : la valeur retenue est une moyenne pondérée par la population entre le barème rUK (Angleterre, Pays de Galles, Irlande du Nord — 0 % jusqu'à l'abattement personnel de 12 570 £, réduit de 1 £ tous les 2 £ de revenu au-delà de 100 000 £ jusqu'à extinction à 125 140 £, puis 20 % / 40 % / 45 %) et le barème écossais à 6 tranches (19 % à 48 %), selon la même logique que l'agrégation cantonale suisse (poids : Écosse 8,0 %, reste du Royaume-Uni 92,0 %, estimations de population mi-2024 ONS/NRS). Voir l'onglet Méthodologie du module Royaume-Uni pour le détail complet des deux barèmes.
9. Cotisations et impôt sur le revenu en Irlande
Les indicateurs « cotisations salarié » et « cotisations employeur » de l'Irlande correspondent uniquement au PRSI de classe A (taux de janvier à septembre 2026 ; la hausse prévue au 1er octobre 2026 n'est pas modélisée). L'Universal Social Charge (USC), qui est un impôt sur le revenu distinct et non une cotisation sociale, est regroupée avec l'impôt sur le revenu (PAYE) dans l'indicateur « impôt sur le revenu ». Voir l'onglet Méthodologie du module Irlande pour le détail complet.
10. Cotisations et impôt sur le revenu en Espagne
Les indicateurs « cotisations salarié » et « cotisations employeur » de l'Espagne correspondent uniquement aux cotisations de Seguridad Social du Régime général, nationales et identiques dans toutes les régions. L'impôt sur le revenu (IRPF), lui, comporte une part régionale : la valeur retenue est une moyenne pondérée par la population entre 16 communautés autonomes (Madrid, Andalousie, Aragon, Asturies, Baléares, Canaries, Cantabrie, Castille-La Manche, Castille-et-León, Catalogne, Estrémadure, Galice, Murcie, La Rioja, Communauté valencienne, Ceuta et Melilla — estimations de population INE au 1er janvier 2025), selon la même logique que l'agrégation cantonale suisse. La Navarre et le Pays basque sont exclus : régime fiscal « foral » distinct. Voir l'onglet Méthodologie du module Espagne pour le détail complet des 16 barèmes régionaux.
11. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu en Suède
La Suède n'a pas de salaire minimum légal et ne dispose d'aucune convention collective unique et universelle (modèle suédois / modèle de Gand : environ 700 conventions collectives de branche, négociées par les partenaires sociaux, couvrent au total environ 90 % des salariés). Ce module retient donc, par convention, le seuil salarial fixé par l'Office suédois des migrations (Migrationsverket) pour l'octroi des permis de travail (90 % du salaire médian national SCB, 34 470 SEK/mois pour les décisions à compter du 1er juin 2026) comme salaire de référence 1,0x — un chiffre officiel et daté, mais qui n'est ni un salaire minimum légal, ni le résultat d'une négociation collective.
Les indicateurs « cotisations salarié » et « cotisations employeur » de la Suède correspondent aux arbetsgivaravgifter (cotisations patronales, taux plat de 31,42 %, sans plafond de salaire) côté employeur, et à 0 SEK côté salarié : l'allman pensionsavgift (7 % du revenu) est intégralement compensée par un crédit d'impôt équivalent (skattereduktion) sur toute la grille de salaires de ce module, si bien que l'ensemble de la retenue salariale apparaît dans l'indicateur « impôt sur le revenu ». Seule la commune de Stockholm (kommunalskatt combiné de 30,55 %) est modélisée comme commune de référence ; la fourchette nationale est de 28,93 % à 35,65 %. Voir l'onglet Méthodologie du module Suède pour le détail complet.
12. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu en Italie
L'Italie n'a pas de salaire minimum légal non plus : c'est l'un des 5 pays de l'Union européenne (avec l'Autriche, le Danemark, la Finlande et la Suède) qui s'appuient exclusivement sur la négociation collective de branche (CCNL), laquelle couvre plus de 80 % des salariés du privé. Ce module retient comme salaire de référence le minimo tabellare de niveau 3 du CCNL Commercio (Confcommercio), soit 1 983,91 EUR/mois versés en 14 mensualités, proratisé sur 12 mois à 2 314,56 EUR/mois — un choix méthodologique, pas un salaire minimum légal.
Les indicateurs « cotisations salarié » et « cotisations employeur » de l'Italie correspondent aux cotisations INPS uniquement. Le « coût employeur » italien inclut en outre le TFR (trattamento di fine rapporto), une indemnité de départ différée obligatoire (environ 6,91 % du brut annuel) qui est une charge de personnel réelle au sens de la comptabilité italienne standard, mais qui n'est pas disponible pour le salarié comme net immédiat — à la différence de tous les autres pays de cette comparaison. L'impôt sur le revenu regroupe l'IRPEF national avec l'addizionale regionale du Latium et l'addizionale comunale de Rome, deux mécanismes « par palier » (taux unique appliqué à la totalité du revenu imposable une fois un seuil franchi), et non des tranches marginales progressives. Voir l'onglet Méthodologie du module Italie pour le détail complet.
13. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu aux États-Unis
Les États-Unis sont le seul système réellement fédéral de cette comparaison : un impôt fédéral sur le revenu et des cotisations FICA/FUTA uniformes s'appliquent partout, AUXQUELS s'ajoutent l'impôt sur le revenu propre à chacun des 50 États et de DC (9 États n'en prélèvent aucun), l'assurance chômage d'État (SUI), et, dans 13 juridictions, un dispositif d'État obligatoire assimilable à une cotisation sociale (assurance invalidité d'État en Californie et à New York, congé familial et médical rémunéré au Colorado, dans le Massachusetts, le Maine, le Minnesota, l'Oregon, l'État de Washington et à DC, assurance invalidité temporaire à Rhode Island et à Hawaï, dispositif « Paid Leave » nouveau pour 2026 dans le Delaware, et le dispositif combiné chômage/invalidité/congé familial du New Jersey). Ce module agrège les 50 États et DC par une moyenne pondérée par la population (voir « us_state_population_weights »), selon la même logique que l'agrégation cantonale suisse, les régions dévolues du Royaume-Uni et les communautés autonomes espagnoles. Le salaire de référence est le salaire minimum fédéral (7,25 USD/heure, inchangé depuis 2009) ; de nombreux États et villes fixent des minima bien supérieurs. Le facteur de conversion PPA du dollar américain vaut exactement 1,0 par construction (le dollar international est étalonné sur les prix américains). Voir l'onglet Méthodologie du module États-Unis pour le détail complet.
14. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu en Chine
La Chine n'a pas de salaire minimum national : chaque province fixe le sien. Ce module retient, par convention, le salaire minimum de Shanghai (2 740 RMB/mois, en vigueur au 1er juillet 2025) comme salaire de référence 1,0x commun aux 31 provinces, municipalités et régions autonomes modélisées — la même logique que le salaire minimum fédéral américain appliqué uniformément aux 50 États, ou que les repères uniques retenus pour la Suède et l'Italie. L'impôt sur le revenu (个人所得税, IIT) est, lui, entièrement national : barème progressif à 7 tranches (3 % à 45 %) et déduction de base de 60 000 RMB/an, identiques dans les 31 provinces.
Les indicateurs « cotisations salarié » et « cotisations employeur » de la Chine regroupent les cinq assurances sociales (retraite, maladie fusionnée avec la maternité, chômage, accident du travail — employeur uniquement) et le fonds de logement (住房公积金, taux illustratif unique de 7 %, un choix discrétionnaire de l'employeur au niveau national) de la province sélectionnée par ce module pour son agrégation pondérée par la population. Point méthodologique majeur, propre à la Chine parmi les 15 pays de cette comparaison : le plancher de cotisation sociale est indexé sur le salaire MOYEN local, et non sur le salaire minimum — il dépasse donc largement le salaire de référence de ce module dans la plupart des provinces (à Shanghai, 7 460 RMB/mois de plancher contre 2 740 RMB/mois de salaire minimum). Conséquence directe et volontairement conservée par ce module : aux points bas de la grille harmonisée, les cotisations chinoises sont calculées sur ce plancher plus élevé, et non sur le salaire brut effectif — d'où des taux de cotisation apparents très élevés, parfois supérieurs à 70-90 % côté employeur. Ce n'est pas une erreur : c'est un trait réel et distinctif du système chinois. Le facteur de conversion PPA du RMB vaut 3,55078934957358. Voir l'onglet Méthodologie du module Chine pour le détail complet.
15. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu au Japon
L'impôt national sur le revenu et la taxe d'habitation (juminzei) japonais sont tous deux uniformes à l'échelle nationale, mais suivent réellement deux barèmes de déduction de base différents depuis une réforme fiscale 2026 qui a substantiellement relevé la déduction de base de l'impôt sur le revenu (jusqu'à 1 040 000 yens) tout en laissant inchangée la déduction de base de la taxe d'habitation (430 000 yens forfaitaires) — un écart réel et croissant entre les deux prélèvements. Les taux de retraite salariée, d'assurance emploi et d'assurance accidents du travail sont également uniformes à l'échelle nationale ; le SEUL taux spécifique à chaque préfecture est la prime d'assurance maladie Kyokai Kenpo (9,21 %-10,55 % selon les 47 préfectures pour 2026). Ce module agrège les 47 préfectures par une moyenne pondérée par la population (voir « jp_prefecture_population_weights »). Le Japon n'a pas de salaire minimum national ; le salaire de référence retenu est le salaire minimum de Tokyo (1 226 yens/heure), une convention méthodologique, sur le modèle des conventions retenues pour Shanghai (Chine) et le salaire minimum fédéral (États-Unis). Le facteur de conversion PPA du yen vaut 99,384798. Voir l'onglet Méthodologie du module Japon pour le détail complet.
16. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu au Canada
Le Canada n'a pas de salaire minimum national applicable à la généralité des salariés ; chaque province et territoire fixe le sien. Le salaire de référence retenu est le salaire minimum de l'Ontario (17,60 CAD/heure, la province la plus peuplée), une convention méthodologique, sur le modèle des conventions déjà retenues pour Shanghai (Chine) et Tokyo (Japon). L'impôt fédéral sur le revenu, le Régime de pensions du Canada (RPC/RPC2) et l'assurance-emploi sont fixés au niveau fédéral mais interagissent avec le barème d'imposition propre et le montant personnel de base de chacune des 13 provinces et territoires ; ce module agrège ces 13 juridictions par une moyenne pondérée par la population (voir « ca_province_population_weights »). Le Québec est structurellement distinct : il dispose de son propre régime de rentes (RRQ, taux de base plus élevé que le RPC), de son propre régime d'assurance parentale (RQAP, en plus d'un taux d'assurance-emploi réduit), d'un abattement fiscal fédéral de 16,5 %, et d'une cotisation employeur au Fonds des services de santé à la place de l'impôt-santé des employeurs ontarien. Le facteur de conversion PPA du dollar canadien vaut 1,240903. Voir l'onglet Méthodologie du module Canada pour le détail complet.
17. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu en Pologne
La Pologne dispose d'un système fiscal et social entièrement national, sans variation régionale — à la différence de la Suisse, des États-Unis, de la Chine, du Japon ou du Canada déjà présents dans cette comparaison. Les cotisations salariales regroupent à la fois les cotisations sociales ZUS (retraite, invalidité, maladie) et la cotisation maladie de 9 % (NFZ), non déductible de l'impôt sur le revenu depuis la réforme « Polski Ład » de 2022. La base de cotisation retraite et invalidité est plafonnée à 30 fois le salaire moyen prévisionnel (282 600 PLN/an pour 2026), modélisée ici comme un plafond mensuel équivalent constant. Côté employeur, les cotisations au Fonds du travail (Fundusz Pracy) et au Fonds de garantie des prestations salariales (FGŚP) ne sont pas dues lorsque la rémunération brute est inférieure au salaire minimum — une règle réelle, directement visible aux points de salaire les plus bas de ce module pour la Pologne. Le salaire de référence retenu est le salaire minimum national (4 806 PLN/ mois pour 2026, fixé pour toute l'année). Le facteur de conversion PPA du zloty vaut 2,008043. Voir l'onglet Méthodologie du module Pologne pour le détail complet.
18. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu en Estonie
L'Estonie dispose d'un système fiscal et social entièrement national, sans variation régionale. Les cotisations patronales se limitent à l'impôt social (sotsiaalmaks), un taux unique de 33 % finançant à la fois la pension d'État et l'assurance maladie publique, auquel s'ajoute la cotisation chômage patronale de 0,8 %. Une base mensuelle minimale de cotisation sociale de 886 € s'applique quelle que soit la rémunération brute réelle — une règle réelle, directement visible aux points de salaire les plus bas de ce module pour l'Estonie. Les cotisations salariales se limitent à la cotisation chômage de 1,6 % et au pilier de retraite obligatoire à capitalisation (II sammas), dont le taux par défaut est de 2 % (des taux optionnels de 4 % ou 6 % existent mais ne sont pas modélisés). L'impôt sur le revenu est un taux unique de 22 %, appliqué après une exonération forfaitaire de 700 €/mois qui ne diminue plus avec le revenu depuis la réforme 2026 (elle remplace un mécanisme dégressif antérieur). Le salaire de référence retenu est le salaire minimum national en vigueur depuis le 1er avril 2026 (946 €/ mois ; 886 €/mois de janvier à mars 2026). Le facteur de conversion PPA de l'euro estonien vaut 0,646078. Voir l'onglet Méthodologie du module Estonie pour le détail complet.
19. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu en Lettonie
La Lettonie dispose d'un système fiscal et social entièrement national, sans variation régionale. Les cotisations sociales obligatoires (VSAOI) totalisent 34,09 %, réparties en 10,5 % côté salarié et 23,59 % côté employeur, plafonnées à une base annuelle de 105 300 €/an (modélisée ici comme un plafond mensuel équivalent constant, jamais atteint sur la grille de ce module). Une redevance patronale fixe et modique (« taxe de risque d'entreprise », 0,36 €/mois) s'ajoute aux cotisations patronales. L'impôt sur le revenu (IIN) suit un barème progressif : 25,5 % jusqu'à 105 300 €/an de revenu imposable, 33 % au-delà (avec une taxe de solidarité de 3 % supplémentaire à très haut revenu, hors de la grille de ce module), appliqué après une exonération forfaitaire uniforme de 550 €/mois — depuis la réforme de 2025, qui a aboli l'ancien mécanisme dégressif fonction du revenu déclaré. Le salaire de référence retenu est le salaire minimum national (780 €/mois pour 2026). Le facteur de conversion PPA de l'euro letton vaut 0,533129. Voir l'onglet Méthodologie du module Lettonie pour le détail complet.
20. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu en Lituanie
La Lituanie dispose d'un système fiscal et social entièrement national, sans variation régionale, mais structurellement différent de ses deux voisins baltes : depuis la réforme de 2019, l'essentiel de l'ancienne part patronale des cotisations sociales a été intégré dans le salaire brut, si bien que les cotisations salariales Sodra (19,5 % : retraite, maladie, maternité, santé) dépassent très largement les cotisations patronales résiduelles (1,77 % : chômage, accidents du travail, fonds de garantie et fonds pour l'emploi de longue durée). L'impôt sur le revenu (GPM) suit depuis 2026 un barème à trois tranches (20 % / 25 % / 32 %), appliqué après un abattement mensuel (NPD) qui est maximal au niveau du salaire minimum puis diminue progressivement jusqu'à s'annuler à un revenu plus élevé — un point d'inflexion réel dans les taux marginaux affichés pour la Lituanie aux bas salaires, et non un artefact de modélisation. Le salaire de référence retenu est le salaire minimum national (MMA, 1 153 €/mois pour 2026). Le facteur de conversion PPA de l'euro lituanien vaut 0,526455. Voir l'onglet Méthodologie du module Lituanie pour le détail complet.
21. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu aux Philippines
Les Philippines n'ont pas de salaire minimum national : la loi RA 6727 délègue la fixation du salaire minimum à 17 conseils régionaux tripartites (RTWPB), chacun publiant son propre arrêté salarial selon son propre calendrier — exactement comme les provinces canadiennes ou les préfectures japonaises déjà présentes dans cette comparaison. Mais à la différence du Canada, du Japon ou du Royaume-Uni, TOUTES les règles de cotisation et d'imposition modélisées ici (SSS, PhilHealth, Pag-IBIG, impôt BIR) sont fixées au niveau national et identiques dans les 17 régions : seul le salaire minimum propre à chaque région varie, si bien que la moyenne pondérée par la population utilisée ici équivaut mathématiquement au résultat d'une région unique, quel que soit le salaire brut. La cotisation SSS (15 %, 10 % employeur / 5 % salarié) n'est pas calculée directement sur le salaire brut mais sur une « Monthly Salary Credit » (MSC) définie par une table de tranches de 500 PHP (plancher 5 000 PHP, plafond 35 000 PHP) — un mécanisme par bandes structurellement identique à la table Kyokai Kenpo déjà présente pour le Japon dans cette comparaison, et qui nécessite le même traitement par fenêtre glissante sur les taux marginaux de ce module. Le coût employeur inclut la prime de 13e mois obligatoire (PD 851, 1/12 du salaire brut), une charge patronale réelle versée une fois par an plutôt que répartie dans le salaire net mensuel — modélisée de la même façon que le TFR italien. Le salaire de référence retenu est celui de la National Capital Region (NCR, Metro Manille, PHP 755/jour, Wage Order NCR-27), converti en équivalent mensuel selon la méthode des facteurs du DOLE (755 x 313 / 12 = 19 692,92 PHP/mois). Le facteur de conversion PPA du peso philippin vaut 20,743506. Voir l'onglet Méthodologie du module Philippines pour le détail complet.
22. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu au Chili
Le Chili dispose d'un salaire minimum national unique (Ingreso Mínimo Mensual, IMM), sans variation régionale — une architecture plus simple que celle des Philippines. La cotisation AFP (retraite) salariale est de 10 % plus la commission variable de l'AFP choisie (0,46 % pour AFP Uno, la moins chère, retenue ici par convention). Fait notable : depuis la réforme des retraites de 2025 (Ley 21.735), une cotisation patronale existe pour la première fois de l'histoire chilienne — ce module retient le taux de 3,5 % en vigueur depuis août 2026 (0,1 % compte individuel + 2,5 % assurance sociale + 0,9 % nouvelle « Cotización de Reparto Protegido »), un choix délibéré plutôt que le taux transitoire de 1 % en vigueur de janvier à juillet 2026, documenté explicitement dans l'onglet Méthodologie du module Chili. Particularité importante : la gratification légale obligatoire (25 % du salaire de base, plafonnée à 4,75 fois le salaire minimum mensuel par an) est, contrairement au TFR italien ou au 13e mois philippin, versée, imposée et cotisée MENSUELLEMENT selon la pratique chilienne la plus répandue — elle fait donc partie du salaire net régulier, et non uniquement du coût employeur, et crée un point d'inflexion réel dans les courbes de salaire brut/net/coût employeur à 1,5833 fois le salaire de référence. L'impôt sur le revenu (IUSC) suit un barème MENSUEL (non annualisé, à la différence de la Pologne ou de la Lituanie), exprimé en UTM (unité réévaluée chaque mois) ; les plafonds de cotisation, exprimés en UF (unité réévaluée chaque jour), ne sont jamais atteints sur la grille de ce module. Le facteur de conversion PPA du peso chilien vaut 464,876032. Voir l'onglet Méthodologie du module Chili pour le détail complet.
23. Salaire de référence, cotisations et impôt sur le revenu en Corée du Sud
La Corée du Sud dispose d'un salaire minimum national unique, sans variation régionale. La cotisation de retraite nationale (Gukmin-yeongeum) est passée de 9 % à 9,5 % (4,75 % de chaque côté) au 1er janvier 2026, premier pas d'une réforme pluriannuelle devant porter le taux à 13 % (6,5 %/6,5 %) vers 2033. Le plafond de l'assiette de cette cotisation change chaque 1er juillet — pour 2026, cela produit deux plafonds valables chacun exactement six mois de l'année (6 370 000 puis 6 590 000 ₩ à partir de juillet) : en l'absence de majorité, ce module retient le plafond de fin d'année, selon la même logique que le choix fait pour la réforme des retraites chilienne. L'assurance maladie (7,19 %) et l'assurance dépendance (장기요양보험) sont deux calculs réellement distincts : la seconde est prélevée comme 13,14 % de la prime d'assurance maladie elle-même, et non directement du salaire. L'impôt sur le revenu national comprend un crédit d'impôt salarial (earned income tax credit) dont le plafond décroît si abruptement à deux endroits qu'il produit deux creux réels et étroits dans les taux marginaux de ce module (autour de 2,7 et 4,65 fois le salaire de référence), annotés plutôt que lissés. Un impôt local distinct, égal à 10 % de l'impôt national, s'y ajoute. Le facteur de conversion PPA du won coréen vaut 872,468736. Voir l'onglet Méthodologie du module Corée du Sud pour le détail complet.
24. Lab-E
L'indicateur Lab-E (100 × net avant impôt / coût employeur) mesure l'efficacité salariale du coût du travail. Il est calculé ici pour chaque pays et chaque point de salaire harmonisé, à partir des mêmes champs « net avant impôt » et « coût employeur » déjà utilisés pour les autres graphiques de comparaison — ce n'est pas une nouvelle grandeur recalculée par un moteur national, mais un ratio dérivé des colonnes existantes. Cet indicateur reprend exactement la définition Lab-E de l'onglet « Indice du Lab » de chaque module national.
Le Lab-E néerlandais est structurellement surestimé par rapport aux autres pays : le loonheffing fusionne l'assurance nationale et l'impôt sur le revenu, si bien que le « net avant impôt » utilisé ici est proche du salaire brut pour les Pays-Bas (voir la note sur les Pays-Bas plus haut). Le Lab-E suédois, en revanche, n'est pas surestimé de la même façon : le net avant impôt suédois est réellement égal au salaire brut parce que la cotisation salariale de pension est réellement neutralisée par un crédit d'impôt équivalent, et non parce qu'une cotisation non nulle serait fusionnée dans l'impôt affiché (voir la section 11 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module Suède). Le Lab-E italien, lui, est structurellement le plus bas de la comparaison — mais pour une troisième raison distincte : le coût employeur italien inclut réellement le TFR, une charge de personnel effective qui reviendra au salarié plus tard (à la rupture du contrat) mais n'est pas disponible comme net immédiat (voir la section 12 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module Italie). Le Lab-E américain, à l'inverse, est structurellement le plus élevé de la comparaison sur la partie basse de la grille : au salaire minimum fédéral, la charge fiscale et sociale américaine est réellement très faible (le salaire de référence se situe bien en dessous de la déduction forfaitaire fédérale et des seuils d'imposition de la plupart des États), et non par un artefact de présentation comparable aux Pays-Bas (voir la section 13 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module États-Unis). Le Lab-E chinois, enfin, est structurellement le plus bas de la comparaison aux multiples les plus bas de la grille, dans la plupart des provinces — pour une raison distincte des trois précédentes : le plancher de cotisation sociale, indexé sur le salaire moyen local, dépasse le salaire de référence chinois lui-même, si bien que les cotisations y sont réellement calculées sur ce plancher plus élevé plutôt que sur le salaire brut effectif (voir la section 14 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module Chine). Le Lab-E japonais, enfin, peut présenter de petits sauts locaux non liés aux tranches d'imposition mais aux changements de palier de la rémunération mensuelle standard (assurance maladie et retraite) : des effets de seuil réels, pas du bruit de calcul (voir la section 15 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module Japon). Le Lab-E canadien, enfin, varie surtout selon le poids relatif du Québec dans la moyenne pondérée : le Québec combine un taux de cotisation retraite plus élevé (RRQ) et une cotisation d'assurance parentale propre (RQAP), ce qui y réduit légèrement le Lab-E par rapport aux autres provinces (voir la section 16 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module Canada). Le Lab-E polonais, enfin, est structurellement l'un des plus bas de la comparaison aux bas salaires : la cotisation maladie de 9 % (NFZ), non déductible de l'impôt, s'ajoute à des cotisations sociales ZUS déjà substantielles, et n'est atténuée par aucun crédit d'impôt équivalent à celui du modèle suédois (voir la section 17 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module Pologne). Le Lab-E estonien, letton et lituanien, enfin, sont structurellement PLATS sur la quasi-totalité de la grille de ce module, contrairement à tous les autres pays : aucun des trois systèmes ne comporte de plafond de cotisation ni de tranche d'imposition qui soit réellement atteint entre 0,80 et 6,00 fois leur salaire de référence respectif — l'Estonie parce que son impôt social patronal et ses cotisations salariales sont non plafonnés et son impôt sur le revenu est un taux unique appliqué après une exonération elle-même non dégressive ; la Lettonie et la Lituanie parce que leurs plafonds de cotisation et tranches supérieures d'imposition se situent tous au-delà de 6,00 fois leur salaire de référence. Ce n'est pas une anomalie de calcul mais un résultat structurel réel, documenté dans l'onglet Méthodologie de chacun des trois modules nationaux (voir les sections 18 à 20 ci-dessus). Le Lab-E philippin, pour finir, présente un profil distinct de tous les précédents : il est relativement ÉLEVÉ aux bas salaires (la SSS, PhilHealth et Pag-IBIG restent modestes en proportion, et l'impôt BIR est nul jusqu'à 250 000 PHP de revenu annuel imposable) mais présente une légère dent de scie résiduelle liée aux paliers de la MSC, atténuée par le même traitement à fenêtre glissante que le Japon (voir la section 21 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module Philippines) ; le coût employeur philippin, par ailleurs, est le seul de cette comparaison à intégrer une charge annuelle différée (le 13e mois) selon la même logique que le TFR italien plutôt qu'une cotisation mensuelle récurrente. Le Lab-E chilien, enfin, est parfaitement PLAT sur toute la grille de ce module (76,7228, vérifié à 10⁻¹¹ près) : parce qu'aucun plafond de cotisation n'est jamais atteint et que la gratification légale, une fois intégrée au salaire brut, subit exactement les mêmes taux plats de cotisation que le reste du salaire, le ratio net avant impôt / coût employeur reste algébriquement constant de part et d'autre du point d'inflexion à 1,5833x — celui-ci se voit dans les courbes de niveau (brut, net, coût employeur) mais jamais dans les graphiques de taux ou de progressivité, une distinction confirmée par inspection directe des données plutôt que supposée (voir la section 22 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module Chili). Le Lab-E coréen, pour finir, varie modérément (de 80,95 à 84,81 sur la grille) plutôt que d'être plat ou de suivre un profil déjà rencontré : la cotisation retraite plafonnée réduit progressivement le poids relatif des cotisations à mesure que le salaire dépasse le plafond, tandis que les deux creux étroits du crédit d'impôt salarial n'apparaissent que dans les graphiques de taux marginal et de retour fiscal, jamais dans le Lab-E lui-même puisque ce dernier est calculé avant impôt (voir la section 23 ci-dessus et l'onglet Méthodologie du module Corée du Sud).
25. Limites
Le calcul de l'impôt sur le revenu suppose un salarié célibataire sans enfant (1 part) sans autre revenu ni charge déductible : il ne représente pas la diversité des situations fiscales réelles (quotient familial différent, revenus additionnels, réductions et crédits d'impôt, taux personnalisé du prélèvement à la source, etc.). Seules les grilles applicables à la France métropolitaine sont utilisées (les grilles spécifiques à la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion, la Guyane et Mayotte ne sont pas modélisées). Comme pour les autres pays, les indicateurs « après impôt » et les coins fiscaux totaux dépendent du profil de référence choisi et ne représentent pas la diversité des situations individuelles réelles.